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lundi 22 octobre 2007

Larache : La Bataille des Trois Rois

Le 4 août 1578, l’armée marocaine commandée par Moulay Abdelmalek Es-Saâdi, oncle du roi Moulay Mohammed (à qui il avait pris le pouvoir…), livrait bataille sur la rive gauche de l’oued Makhazen à l’armée portugaise...
Le jeune roi du Portugal, Sébastien 1er, sous prétexte d’aider Moulay Mohammed à retrouver son trône, cherchait surtout à reconquérir les villes autrefois investies par les Portugais (Agadir, Mogador, Safi, Azemmour, etc.), qui n’avaient conservé que trois places fortes au Maroc, Mazagan, Tanger et Ceuta.
Le destin voulut que ces trois souverains périssent dans la bataille, d’où le nom de bataille des Trois Rois sous lequel elle est passée à l’Histoire.
Ce fut l’une des batailles les plus
meurtrières de l’histoire du 16ème siècle, et qui eut pour conséquence pour le Maroc de l’avènement du frère d’Abdelmalek, Abou el Abbas Ahmed, qui monta sur le trône le soir même du combat, se voyant octroyer en cette occasion le surnom d’El-Mansour, le Victorieux…
Au Portugal, le roi Sébastien n’ayant pas de successeur, elle entraîna l’annexion du pays par l’Espagne de Philippe II, et la naissance d’un mythe vivace, selon lequel le jeune roi reviendrait un jour retrouver son trône….

vendredi 5 octobre 2007

El Jadida, le Royal Golf

Situé à 90 km de Casablanca, niché dans la baie d'El Jadida, le Royal Golf, offre l'un des plus beaux parcours du Maroc.
Ouvert en 1993 ce magnifique parcours dessiné par Cabell B. Robinson se faufile au milieu d'une forêt d'eucalyptus et épouse le tracé du littoral avec une vue imprenable pour les trois derniers trous qui s'ouvrent sur l'océan. Entre forêt et océan, ce magnifique site s'étend sur 120 hectares.
L'aller propose des trous alléchants mais trompeurs. Le retour se veut plus conciliant sauf à partir du 16 : les derniers trous, bordant l'océan Atlantique comme un links, ne sont pas sans poser de problèmes par grand vent. C'est un des meilleurs golfs du Maroc.

mercredi 19 septembre 2007

Larache, le jardin des Hespérides

Selon les Anciens, c’est près de Larache, dans la vallée du Loukos, que se situait ce fameux jardin des Hespérides.
Filles d’Atlas et d’Hespéris, la déesse de l’Occident. Là se trouvait l’arbre fantastique chargé de pommes d’or, ces fruits merveilleux dont réussit à s’emparer Hercule après avoir vaincu leur gardien, un terrifiant dragon…

vendredi 7 septembre 2007

Oualidia, présentation de la ville

Charmante station balnéaire et paisible village de pêcheurs, entre mer et lagune (avec ses parcs à huîtres !), à mi-chemin entre El-Jadida et Safi - très prisée des Marocains l’été et … des amateurs de poissons et de crustacés.
Un site superbe, resté naturel, Belle plage en anse, protégée de l’océan par une barre d’îlots, où il est agréable de se baigner (en restant dans les eaux calmes) et de pratiquer la planche à voile. Les amateurs d’oiseaux auront l’occasion d’admirer des flamants, des goélands, des barges et des échasses. Pour observer d’autres espèces, se diriger vers les lagunes, les cours d’eau et les lacs salés, qui commencent au nord, du côté de Sidi Moussa : c’est l’endroit idéal pour apercevoir des cormorans, des canards, des mouettes et des échassiers…

mardi 4 septembre 2007

Tiznit, la Médina


Les remparts de 7 km de long et 8 m de haut sont flanqués de 56 tours et percés de cinq portes.
Les 5 portes : Bab Aglou, Bab el Khemis, Bab Targa, Bab el Maader et Bab Oulad Jerrar furent réalisées dans la plus pure tradition Alaouite et rappellent très fortement celles de la ville d’Essaouira.

mercredi 11 juillet 2007

Casablanca, La Mosquée Hassan II

Financée en partie par le peuple marocain dans le cadre d’une souscription nationale et inaugurée le 30 août 1993, la mosquée Hassan II (conçue par l’architecte français Michel Pinseau), est un chef-d’oeuvre architectural.


Symbole d’un islam ouvert sur le monde et sur la science, selon le vœu de Hassan II et construite en partie sur l’eau, à la pointe extrême du Mghreb ! Elle perpétue, sur le mode pharaonique, la tradition de la recherche architecturale et d’innovation technique qui a marqué la ville blanche depuis sa création. On est impressionné par le gigantisme de cet ensemble unique : arcs interminables, portes cyclopéennes, masse écrasante du minaret (qui lance son rayon laser à près de 30 km en direction de La Mecque).
L’édifice religieux est prévu pour recevoir 25 000 fidèles à l’intérieur et 80 000 sur l’esplanade qui le prolonge.
Il aura fallu le concours de 35 000 artisans venus de Safi, Marrakech et Fès et six ans de travaux du groupe Bouygues, qui en assura la réalisation. L’ensemble du site couvre 9 ha, dont les deux tiers ont été gagnés sur la mer. En plus de la mosquée elle-même, s’étend un vaste complexe de bâtiments destinés à abriter bibliothèques, écoles coraniques et centres de conférences, dont l’achèvement reste à l’état de projet.


A l’intérieur de l’édifice, tout est grandiose et monumental ; le luxe et le raffinement de la décoration exalte le savoir-faire artisanal marocain : fresques et zelliges aux motifs géométriques, bois peint et sculpté, stucs aux dessins inextricables, arabesques aux motifs dessinés ou calligraphiés, couleurs lumineuses, tout témoigne du talent et de l’esprit novateur des artistes marocains. Après avoir franchi l’une des 25 portes en titane et en laiton, on entre dans l’immense salle de prière, soutenue par 78 piliers.


Moucharabiehs en cèdre, en ébène et en acajou, revêtements de marbre et d’onyx, lustres italiens de Murano habillent l’ensemble. Le plafond coulissant, une masse de bois de cèdre de 1 100 t, permet par grande chaleur d’ouvrir la salle de prière au ciel…La toiture est recouverte de tuiles vert émeraude, couleur symbole de la plénitude spirituelle en terre d’islam. Les salles d’ablution aux vasques en forme de lotus se trouvent au sous-sol (occupé également par des hammams et des bains turcs).

mercredi 27 juin 2007

Salé, histoire de la ville

Fondée au 11 siècle,la ville de salé connut un véritable dévellopement à l'époques des Almohades(XIIème siècle) et Mérinides (du XIVème siècle), du fait de sa position stratégique sur la voie terreste : Fès/Marrakech et grâce à son port, centre d’échanges entre l’Europe et le Maroc.
L’activité commerciale de Salé durant XVIIIème siècle, lui permit d’étendre son influence dans le pays jusque dans des régions très éloignées.Au XVIIème siècle, l’arrivée des réfugiés musulmans d’Espagne donna un nouveau souffle à la cité et créa une rivalité avec la ville toute voisine de Rabat. A cette époque Salé fut célèbre surtout par son intense activité maritime. Avec le XIXème siècle s’annonce la fin du rôle commerciale prépondérant dont jouissait la ville et Salé s’enferma sur elle-même et demeura au cours du XIXème et pendant l’époque du protectorat français un haut lieu de culture et de la vie religieuse.